Edito : qui finira sur le trône ?

Depuis 2011, la série Game of Thrones est un carton mondial, battant des records d’audience et de piratage et suscitant des réaction extrêmes de toutes parts. Son fil directeur? La quête du pouvoir dans un univers médiéval. S’ensuivent complots, trahisons et relations ambiguës entre bien et mal. Pourquoi plait-elle tant? Parce qu’elle révelle la nuance intrinsèque à la nature humaine et qu’en s’identifiant à un personnage pour ses prouesses, on s’associe à ses aspects les plus néfastes de façon cathartique. Ou peut-être s’agit-il d’une attirance pour des scènes de sexe répétées, les batailles gigantesques et la déstructuration des valeurs morales. Toujours est-il que cette inclination est caractéristique de la relation ambiguë que chacun entretient avec le pouvoir.

Peur, envie, horreur, admiration, c’est ce que ce dernier inspire. Et on a trop souvent tendance à le nier, on est davantage attiré que repoussé. Y accéder c’est avoir une vision de l’enfer, sublime et terrifiante. Mais on s’y renonce, parce que l’appréhension prend le dessus. Cela ne nous empêche pas pour autant d’être fascinés par les jeux de pouvoir.

Mais qui finira sur le trône ? Ceux qui le méritent ou ceux qui l’ont hérité? Ceux qui agissent ou ceux qui subissent? Et ça nous garde éveillés, on se complaît à jauger et juger les acteurs du petit jeu de scène qui se présente à nous. « Et peu importe ce que je fais, l’important c’est que je fasse quelque chose, et tant que vous êtes de la fête vous en êtes content ». C’est ainsi que Frank Underwood, le personnage principal d’House of cards, explique pourquoi nous regardons son effroyable ascension au pouvoir alors que ça s’oppose à notre morale. Et la vérité est là, le pouvoir est tellement hors de toute dimension humaine qu’on n’ose se l’expliquer totalement. Eh oui, les dés sont pipés, les règles sont truquées. Et pourtant on fait mine de croire que ce n’est pas le cas, parce qu’au fond on ne peut rien y faire. Underwood comme Emmanuel Macron nous fait peur parce qu’il a touché au fruit défendu et l’a croqué à pleine bouche. En cela les hommes de pouvoir ont une dimension quasi divine qui nous effraie et nous empêche d’agir.

Mais alors, serons-nous toujours contraints à l’inaction ? Aucunement! Le pouvoir, c’est comme la matrice, il suffit d’en prendre conscience pour en prendre le contrôle. Il faut savoir qu’on peut tous influencer le pouvoir parce qu’on y est inclus. C’est ce que font les réalisateurs de Game Of Thrones, qui suscitent les réactions les plus folles. En effet, une pétition circule pour demander la réécriture de la dernière saison de la série. Le génie des réalisateurs ne réside-t-il pas là? Malgré le dégoût apparent de certains fans, ils continuent à regarder la série et à y être passionnés, parce que quoiqu’ils en disent, ils sont contents d’être de la fête et d’approcher du bout de leur imagination l’idéal absolu du pouvoir. Provoquer des réactions, manipuler et convaincre, n’est-ce pas le pouvoir? Et quoi de mieux pour y parvenir que la presse? Par un edito, un article ou une pastiche, l’écriture est le meilleur moyen de se réapproprier son histoire. Alors changeons le monde, écrivons !

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Point de vue: Devenons humains, mettons fin à l’esclavage

Quand on nous parle de l’esclavage, à l’école ou autre part, on nous apprend à quel point c’était horrible et qu’on devrait être fier d’y avoir mis un terme. Si le sujet surgit pendant une conversation, beaucoup démontreront l’absurdité et l’horreur de la chose, plusieurs crieront au crime contre l’humanité et s’avoueront heureux que l’homme ait évolué au point de le laisser derrière lui. Un certain nombre même soutiendront que s’ils avaient été présent à l’époque, ils se seraient sans aucun doute révolté contre, s’imaginant déjà héros. Peut être même que c’est votre cas. À tous ceux à qui ces pensées ont un jour effleuré l’esprit, j’ai une question simple à poser. Où êtes-vous ? Ou plutôt Que faites-vous ?

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