Intersexuation: il est temps de reconnaître un troisième genre en France

En France, et dans une quasi totalité des pays, l’Etat Civil ne propose que deux sexes, Homme, Femme, et puis c’est tout. Mais depuis les années 70 et la libération de la parole qu’il y a eu sur les questions LGBT, un débat sur la mise en place d’un sexe dit « neutre » apparaît.

En fait, la notion même du sexe mâle et femelle est à remettre en cause. Il est scientifiquement prouvé que certaines personnes ne sont ni homme, ni femme, au sens biologique du terme. Ils•elles sont vulgairement qualifié•e•s d’hermaphrodites quand en réalité, ils•elles sont intersexes. L’intersexuation concerne les personnes qui présentent des caractéristiques physiques mâle et femelle dés la naissance. Ces caractéristiques peuvent se trouver au niveau des chromosomes sexuels, au niveau des organes genitaux ou au niveau des caractéristiques sexuels secondaires (qui apparaissent à la puberté). Ce nouveau sexe n’est pas une anomalie ni une mutation des gènes, c’est tout simplement ce qui vient casser la théorie d’un monde binaire; et oui, tout n’est pas blanc ou noir. L’intersexuation a toujours existé, on estime d’ailleurs qu’environ 2% de la population mondiale est intersexe. Il y aurait autant de personnes intersexes que de personnes rousses.

Les parents lorsqu’ils•elles apprennent que leur nouveau né est intersexe finissent, dans la majorité des cas, par suivre les conseils des médecins, c’est à dire partir sur des interventions chirurgicales. Celles-ci sont très lourdes de conséquences car elles assignent un potentiel sexe à un•e enfant alors qu’il•elle ne se définira peut-être pas de cette manière plus tard. D’ailleurs, selon le Collectif Intersexes et Allié•e•s (CIA), environ 1/3 des intersexes qui ont subis des opérations ou des traitements hormonaux ne se reconnaissent pas dans le sexe qui leur a été assigné. Il est donc de plus en plus conseillé d’attendre que l’enfant sois plus vi•eux•eille pour lancer des procédures.

Le drapeau Intersexe

Ce que de plus en plus de personnes réclament, c’est la reconnaissance d’un troisième sexe, autrement dit un sexe neutre.

Plusieurs pays ont déjà mis en place cette troisième catégorie, l’Inde, le Canada, le Portugal, la Californie et d’autres encore ont un genre non-binaire.

Mais qu’est ce qui empêche la l’Hexagone de rendre les papiers français plus inclusifs?

Est-ce une peur de casser cette idée de dualité, de binarité qui est installée en occident depuis si longtemps? Ou alors ne remarque-t-on pas les personnes non-binaires? Sont-elles ignorées? Tant de questions sans réponses.

Aujourd’hui, en France, changer de sexe pour être qualifié de non-binaire est impossible, le seul moyen pour qu’on vous donne raison est de saisir la justice, triste réalité…

A partir du moment ou un changement de société ne concerne pas directement une personne et n’entrave pas à ses libertés, j’estime qu’il est bon qu’elle reste en retrait du débat ou alors qu’elle n’empêche pas l’ouverture de droits. Ceci est valable pour l’avortement, le mariage pour tous, ou la reconnaissance d’un troisième genre.

Vous avez le droit de ne pas être d’accord mais vous n’avez pas le droit d’empêcher des gens d’être plus heureux.

Noé Bronner

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