Effondrement d’un barrage au Brésil

Vendredi 25 Janvier après-midi, un barrage censé contenir environ 12 millions de m3 de déchets minier s’est rompu dans la région Sud-Est du Brésil. Le bilan s’élève aujourd’hui à 134 morts et 199 toujours disparus. Le président Jair M. Bolsonaro a survolé le matin même les lieux, observant ainsi les zones endommagées pour constater les dégâts causés suite aux d’énormes coulées de boue.

source : UOL noticias

Plusieurs équipes de secours et de pompiers se sont rendues sur place, aidées par des hélicoptères. Au total, environ 200 pompiers de Minas Gerais, 100 pompiers d’autres états du Brésil, plus de 60 militaires et une trentaine de volontaires se sont rendus sur place (sans compter les habitants) afin d’aider aux recherches et aux secours. Plusieurs centres d’aide ont été organisés, recueillant ainsi les familles et habitant des lieux du désastre. Les hôpitaux de Belo Horizonte ont aussi été mis en alerte afin d’être prêts à accueillir les victimes.

L’accident qui a eu lieu dans l’État de Minas Gerais, et plus précisément à Brumadinho, n’était pas le premier. En effet, trois ans auparavant (2015), un barrage s’était effondré à Mariana et avait causé environ 19 morts. L’entreprise chargé de ces deux barrages est d’ailleurs la même, elle est actuellement menée en justice suite à l’événement de 2015, une des plus grandes tragédies environnementales jamais connu au Brésil.

De nombreuses personnes dénoncent le manque d’attention du gouvernement vis-à-vis de ces accidents, et le manque de sécurité. Les alarmes normalement installées dans les régions susceptibles d’être endommagées n’ont pas sonné, le barrage quant à lui était qualifié comme étant « peu risqué » voir « sans risque » lors de son dernier contrôle, le 22 janvier 2019. Les habitants, sous le choc, dénoncent le manque d’information qui leur a été fourni et mènent encore aujourd’hui des recherches privées aux alentours afin de retrouver les membres de leurs familles.

Aujourd’hui encore, les barrages à proximité suscitent une attention particulière. La justice brésilienne a d’ailleurs décidé d’interdire la production de barrage de type « amont » comme l’était celui de Brumadinho, et de faire arrêter tout activité de la société Vale. De plus celle-ci se retrouve obligée de payer R$ 100 000 reais (soit 23 mille euros) à chaque famille victime de la catastrophe. Les conséquences environnementales en plus des destructions causées par les coulées de boues sont déplorables, les déchets miniers rejetées dans l’eau vont provoquer encore plus de dégâts, notamment pour toutes personnes utilisant les courants d’eau comme ressources primaires.

Noëllie Da Silva

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